Réseau de CEO : quand le networking ne suffit plus
Un CEO, un DG, un dirigeant a rarement besoin de plus de contacts. Il en a déjà des centaines. Ce qui manque n'est pas le réseau, c'est un petit nombre de personnes de confiance avec qui trancher pour de vrai. La nuance décide de tout.
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C'est quoi un réseau de dirigeants ? Un ensemble large et ouvert de chefs d'entreprise qui se rencontrent pour ouvrir des portes et échanger. Utile pour le capital relationnel, mais trop vaste et transactionnel pour y confier une vraie décision : c'est là qu'un cercle diffère.
Ce qu'un réseau de dirigeants fait bien
Un réseau de dirigeants d'entreprise, un réseau de CEO, un club d'affaires, une association professionnelle, tout cela a une vraie utilité : ouvrir des portes, trouver un prestataire, croiser un futur associé, se tenir au courant. C'est du capital relationnel, et il compte. Mais par nature, un réseau est large, ouvert, un peu transactionnel. On y vient pour rencontrer, pas pour se mettre à nu.
Ce qu'un réseau ne fera jamais
Un réseau ne vous aide pas à décider. Trois raisons structurelles :
- Trop de monde. On ne confie pas un doute stratégique à une salle de cent personnes qu'on connaît à peine.
- Trop d'intérêts croisés. Dans un réseau, chacun a quelque chose à vendre, à obtenir, à ménager. La franchise totale y est impossible.
- Trop d'intermittence. On croise les gens, on ne construit pas la confiance qui permet de dire « je ne sais pas si je tiens le coup ».
Un réseau vous fait rencontrer cent personnes. Un cercle vous en donne cinq à qui vous pouvez tout dire.
En chiffres. Pendant que l'isolement des dirigeants progresse, le réseautage institutionnel recule : la participation aux organisations patronales est passée de 28 % à 19 % en dix ans (Bpifrance Le Lab). Plus de contacts possibles, moins de vrais interlocuteurs.
Les chiffres et les sources →
Le cercle, l'inverse exact du réseau
Un cercle de pairs répond au besoin que le réseau laisse ouvert. Là où le réseau est large, ouvert et transactionnel, le cercle est petit, fermé et gratuit d'intérêt :
- Cinq, pas cent. Assez peu pour que chacun compte, assez pour croiser cinq lectures d'une même décision.
- Zéro intérêt croisé. Aucun concurrent, personne de votre chaîne de valeur, choisi à la main. On ne vous vend rien.
- La confiance dans la durée. Les mêmes personnes, un an, qui savent d'où vous venez et où vous en êtes.
Les deux ne s'opposent pas : gardez vos réseaux pour ce qu'ils font bien. Mais pour la question qui vous tient éveillé, celle que vous ne posez à personne, c'est un cercle qu'il vous faut, pas un carnet d'adresses de plus. Voir aussi : à qui parler quand on dirige.
Note éditoriale Five Peers.