Le Journal · Terrain

Prendre du recul quand on dirige

Tous les dirigeants savent qu'ils devraient prendre du recul. Presque aucun n'y arrive vraiment. Ce n'est pas un manque de discipline, c'est que tout, dans le poste, pousse à garder le nez dans le guidon. Voici pourquoi, et ce qui fonctionne réellement.

Terrain · 5 min de lecture
Comment prendre du recul quand on dirige ? Le recul ne vient pas de plus de repos, mais d'un changement d'angle : voir sa situation avec d'autres yeux. Concrètement, il faut un rendez-vous régulier, extérieur à l'entreprise, avec des pairs qui posent les questions qu'on ne se pose plus soi-même.

Pourquoi le recul ne vient jamais tout seul

Le quotidien d'un dirigeant est fait d'urgences légitimes. Chaque sujet qui remonte est réel, chaque décision attend. Résultat : le recul est toujours ce qu'on fera « quand ce sera plus calme », c'est-à-dire jamais. Trois forces s'y opposent :

Le recul n'est pas une pause. C'est un changement d'angle, et un angle, on ne se le donne pas tout seul.

Ce que « prendre du recul » veut vraiment dire

On confond souvent recul et repos. Partir une semaine vous repose, mais vous revenez avec la même lecture des mêmes problèmes. Le vrai recul, c'est un déplacement du point de vue : voir sa situation avec d'autres yeux que les siens, entendre la question qu'on ne se posait pas, mesurer ce qu'on avait pris pour une évidence. Ça ne se produit pas dans sa propre tête. Ça se produit au contact d'autres qui portent des décisions comparables.

Le recul qui tient : régulier, extérieur, entre pairs

Un cercle de pairs résout le problème par sa structure même :

Prendre du recul n'est pas une affaire de volonté ni d'agenda plus léger. C'est une affaire de dispositif : un lieu, un rythme, des regards. À défaut, l'urgence gagne toujours. Voir aussi : à qui parler quand on dirige et la solitude du dirigeant.

Note éditoriale Five Peers.

Le recul qui tient : un cercle de cinq pairs, chaque semaine, choisis pour vous.

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